Apprendre à poser ses limites, c’est bon !

Les limites sont l’un de mes sujets favoris.

Pourquoi ?

Parce qu’en tant qu’enfant qui a été victime de violences physiques et sexuelles, poser des limites c’était juste impossible !
Car ce que l’on m’a appris, c’est qu’il n’y avait pas de limite et qu’on pouvait faire tout ce qu’on voulait.

Je n’avais, donc, aucune limite, ni avec mon corps ni avec les autres.

Attention, cela va dans les deux sens.

Je laissais faire à tous, ce qu’ils voulaient de moi.
Mais, je voulais, aussi, faire des autres tout ce dont j’avais envie.

Et finalement, cela créait des relations extrêmement malsaines puisqu’il n’y avait pas de respect de l’espace sacré, de l’intimité de qui que ce soit.

Ces dernières années, j’ai appris à poser mes limites à un tel point que, aujourd’hui, qu’elles sont très claires pour moi comme pour toutes les personnes que je rencontre.

J’ai découvert que le consentement peut être sexy 

Pouvoir donner ou recevoir un « oui » ou un « non » et accepter ainsi que chaque être humain a un droit sur lui-même au même titre que toi, avoir cette capacité de demander l’autorisation à l’autre pour toute action que ce soit dans la sphère professionnelle ou personnelle démontre une grande responsabilité, une maturité et de l’humilité.

Aujourd’hui, mes limites sont là, posées, visibles, exprimées et je n’ai plus besoin de les exprimer en force.

Pourtant, dans la vie quotidienne, on peut avoir la sensation, parfois, que cette simple marque de respect légitime, envers nous-mêmes et tout un chacun, est devenue obsolète !

Notamment, sur les réseaux sociaux où bon nombre de gens derrière leurs écrans se permettent de juger, critiquer n’importe qui, n’importe comment.

Ainsi les limites, l’espace, l’intimité de chacun sont bafoués.

Apprendre à poser ses limites, c’est bon ! : L’importance d’être respecté. e

C’est important que tu puisses de poser tes limites.

Les limites, c’est quelque chose que l’on apprend dans son enfance en fonction de notre environnement, de ses parents.
Par exemple, si tu es respecté par tes parents ou assimilés dans ton espace, ton corps, ton rythme, et bien, naturellement, tu es plus à même de poser tes limites.

Mais s’il n’y a pas eu cela, si tu as eu des parents qui étaient invasifs, en entrant dans ta chambre ou dans la salle de bain sans te prévenir, ou encore te changer, quand tu étais tout petit. e sans te prévenir !

Par exemple, mon fils, je lui ai toujours demandé son autorisation même avant qu’il ne parle avec ces phrases : « je vais te changer, on va tirer ton pantalon, je vais te changer ta couche. »

Tout ceci construit les limites d’un enfant qui, un jour, deviendra un adulte conscient. e avec des limites saines pour entrer en relation avec les autres.

Et c’est important parce que quand tu te rends compte de tes limites, tu sais que les autres en ont aussi.

Donc, si tu reconnais tes limites, tu peux reconnaître celles des autres.

Et de cette manière, entrer dans une relation avec l’autre qui est beaucoup plus consentante, beaucoup plus libre et communicative.

Quand tu poses tes limites, tu sais que tu es à ta place, ton espace est défini et là, tu es en sécurité.

Tu as le droit et la possibilité de poser tes limites en accord avec toi-même, ton histoire et tes besoins spécifiques.

Si, comme moi, tu as vécu des traumas, je sais qu’il est compliqué de se réintégrer dans la société, car celle-ci a du mal à nous comprendre.

Pour mieux vivre avec ton trauma, apprendre à poser tes limites est primordial.

Tu pourrais même découvrir que celui-ci se transforme en super pouvoir ! 

Apprendre à poser ses limites, c’est bon ! : un chemin à prendre et à apprendre pour une vie et des relations saines.

Encore une fois, je n’ai pas de baguette magique et il n’y a pas de baguette magique pour ce type d’apprentissage si tu ne l’as pas eu dans ton enfance.

Apprendre à poser ses limites, c’est un chemin que tu choisis ou non de prendre.

C’est possible d’apprendre à poser ses limites. Oui, je te garantis que c’est possible !

Cela va te demander de faire le travail, le travail d’apprendre à connaître ton corps, tes besoins et tes envies.

Savoir quand dire non, savoir quand dire oui.

C’est un chemin qui se fait pas à pas et pas du jour au lendemain !
Tu ne te lèves pas un matin en criant « non, non, non » à tout et à tout le monde !

Cela ne fonctionne pas de la sorte.
Si tu n’as jamais mis de limite à personne et que tu pars à l’extrême opposée, ce que les autres vont te renvoyer, va te blesser.
Parce que les gens autour de toi ne seront pas habitués à ce que tu poses des limites et surtout si tu les poses de manière extrême.

En agissant ainsi, tu vas te faire du mal.

La première étape est de comprendre en te posant cette question : « À quels endroits, je me laisse envahir ? »

Et quand tu commences à sentir que tu es en veille, en alerte, demande-toi ce que tu peux faire pour que cela n’arrive plus.

Surtout, comment peux-tu le faire de la manière la plus bienveillante possible et respectueuse pour toi ?

Et quand je dis respectueuse et bienveillante pour toi, c’est vraiment, comment je peux le faire de manière à être en accord avec moi quand je pose ma limite et qui peut être le mieux perçu par l’autre.
Et si l’autre ne le reçoit pas bien, que tu ne te sens pas coupable d’avoir posé ta limite.

Cela c’est super important !

Il se peut que ce chemin soit difficile pour toi et je le comprends.
Alors, peut-être que tu peux envisager une thérapie, un coaching ou un accompagnement pour te soutenir sur cette voie.

Apprendre à poser ses limites, c’est bon ! : comment faire respecter tes limites ?

Donc, si tu souhaites poser tes limites, commence par observer dans quel espace tu es envahie.

Est-ce que c’est ta chambre, est-ce que c’est ton corps, au travail, à la maison, avec ta manière de faire avec tes enfants ?

Et ensuite, avec le recul, demande-toi : « Comment puis-je faire pour trouver la meilleure manière de poser mes limites ? “

Sois une scientifique !

Car certaines méthodes fonctionneront avec certaines personnes et d’autres techniques avec d’autres.
Et puis, de situation en situation, même si c’est la même personne, tu auras peut-être besoin d’utiliser des méthodes différentes.

Cela te demande d’avoir ce côté scientifique de recherche, de laboratoire de tests pour éprouver différentes techniques selon les situations, les personnes et de pouvoir constater comment tu arrives à poser tes limites.

Qu’est-ce qui fonctionne le mieux, le plus juste pour toi et le plus clair pour les autres ?

Au fur et à mesure que tu vas expérimenter des façons de poser tes limites en fonction des situations, des personnes, des environnements et de la sphère qui a été envahie, tu vas construire une palette de méthodes à utiliser à chaque fois que quelqu’un va rentrer dans ton espace, t’envahir et ne pas respecter tes limites.

Ainsi, cela deviendra de plus en plus facile pour toi de les poser et de reconnaître les limites des autres.

Car rappelle-toi que bien souvent, lorsque l’on a du mal à poser nos propres limites, on a du mal à respecter celles des autres aussi.
Cela fait partie de la nature humaine, nous interagissons avec les autres de la manière dont on interagit avec nous.

Aussi, s’il t’arrive d’avoir un moment difficile sur ce chemin vers la construction de tes limites, je te propose cette respiration ressource que tu retrouves ICI.

Apprendre à poser ses limites, c’est bon ! : C’est s’aimer, se reconnaitre, se choisir !

Apprendre à définir tes limites, c’est aussi apprendre à définir tes besoins physiologiques, de sécurité physique et financière, d’appartenance et d’amour, d’estime de soi et de confiance, d’accomplissement.

Pour les découvrir, tu peux t’inspirer de la Pyramide de Maslow dont je te parle ICI

Lorsque tu observes tous ces endroits où tu te laisses envahir, que tu définis tes besoins, que tu poses tes limites, c’est un peu comme un retour à la maison.

Découvrir un être nouveau et à la fois, quelqu’un que tu connais depuis toujours, toi, l’authentique toi !

L’authenticité est la clé du bonheur ! 

Lorsque tu te connais, t’acceptes dans ton entièreté, te respectes en posant les limites de ton espace sacré, tu deviens responsable de ton propre bonheur, tu reprends ton pouvoir et ton droit.

Et ainsi tu incarnes, la femme de tes rêves ! 

C’est dans cette voie royale que j’accompagne toutes mes étudiantes de la Formation Accompagnantes du Féminin, afin qu’elles puissent rayonner la reine qu’elles sont et accompagner d’autres femmes à leurs tours.

As-tu aimé cet article ?

Fais-le-moi savoir en commentaire.

Je t’embrasse,
Jessica.

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