Trauma : tare ou super-pouvoir ?

Le traumatisme, on n’en parle pas assez, mais c’est un mal qui ronge la société, et cela, de plus très longtemps. 

Selon Peter Levine, notre société déréglée est le résultat des traumas non résolus de beaucoup trop d’humains. Et je suis tout à fait d’accord avec lui, quand je regarde autour de moi, j’ai l’impression de voir beaucoup trop de personnes traumatisées qui ne savent pas qu’elles vivent en mode survie, qui sont dans le déni de leur trauma ou qui ne savent pas quoi faire avec leur trauma pour s’en sortir. 

« Une grande part de la violence qui frappe l’humanité est une conséquence directe ou indirecte de traumatismes non résolus qui sont répétés lors de tentatives ratées de rétablir un sentiment de contrôle. » De Peter Levine, dans Réveiller le Tigre

Cet article fait suite aux centaines de messages que j’ai reçus de victimes d’inceste en réponse à mon témoignage pour Vews-RTBF. En échangeant avec ces personnes, je me suis rendu compte à quel point, j’avais suffisamment de ressources et qu’il était temps de les partager.

Un traumatisme peut survenir suite à de nombreux événements relativement violents. Un décès, un accident, une agression sexuelle, une maladie, une séparation, etc. 

Mais il faut aussi considérer la pauvreté, la maltraitance physique et émotionnelle, la haine raciale et religieuse, la persécution et le harcèlement comme des vécus qui peuvent traumatiser. Ce sont des formes de guerre qui sont infiltrées à tous les niveaux de la société. Et malheureusement, ce sont des guerres modernes qui existent encore et font beaucoup de victimes. 

Le traumatisme est réel pour la personne qui le vit. Souvent, les victimes de traumas ne sont pas conscientes qu’elles sont affectées par un traumatisme.

“Le traumatisme arrive quand l’organisme est restreint au-delà de sa capacité d’adaptation pour réguler les états de stimulation. Le système nerveux (traumatisé) se désorganise, s’écroule et ne peut pas se réinitialiser de lui-même. Cela se manifeste par une fixation globale, une perte fondamentale dans la capacité rythmée à autoréguler la stimulation, à s’orienter, à être dans le présent et dans le flux de la vie.” De Peter Levine. 

Bonne nouvelle, il est tout à fait possible de s’en défaire. Ce n’est pas une fatalité.

Il suffit de prendre LA décision de vouloir résoudre son trauma, de se faire accompagner et entourer par les bonnes personnes pour en sortir plus fort. e qu’avant. Même si ce processus paraît simple, en réalité pour une personne victime de traumas, c’est souvent difficile. Cela demande beaucoup d’énergie et la plus grande partie de l’énergie d’une victime est utilisée pour survivre.

Oui, le trauma existe, mais loin d’être une tare, c’est une épreuve révélatrice du superhéros ou de la superhéroïne que tu peux être.

Le trauma, qu’est-ce que c’est ?

Le trauma surgit suite à un événement au cours duquel une personne subit un choc. Si la personne qui vit cet événement n’a ni les ressources internes ni l’environnement soutenant pour intégrer ce qu’il lui est arrivé, elle pourra en être traumatisée, ce qui conduit à développer des réactions diverses, comme des cauchemars, de l’anxiété, un sentiment d’impuissance, etc. Avec le temps, les troubles évoluent vers des états dépressifs, des maladies auto-immunes et d’autres troubles, symptômes, maladies tout aussi graves.

Les traumatismes ont une chose en commun : ils amènent à développer un sentiment d’insécurité qui peut être physique, psychique. Des violences sexuelles subies par un proche ou un inconnu, un accident grave, un cambriolage, une maladie, chaque situation grave comme insignifiante peuvent cacher la graine d’un traumatisme.

Il faut noter que durant le chemin de vie, chacun et chacune de nous fera l’expérience d’un événement traumatique, par exemple quand il s’agit de la mort d’un proche. Il n’est pas évident de s’y préparer, et même si la mort est une chose naturelle, cela n’empêche pas qu’elle nous surprenne. Nous ne sommes pas préparés pour vivre la perte d’un être qui nous est cher. Notre société rejette l’image de la mort, il existe une espèce de déni autour de celle-ci. Alors qu’au fond de nous-mêmes, nous savons qu’un jour nous mourrons.

Que peut entraîner un trauma ?

Le trauma n’est pas une conséquence obligatoire des événements tragiques qui nous arrivent. Le trauma se développe donc en fonction des événements subis et de leurs perceptions graves vis-à-vis de la personne concernée.

C’est-à-dire, deux personnes peuvent vivre un même événement tragique et ne pas avoir le même comportement. Une de ces deux personnes peut même ne pas en être traumatisée.

Qu’est-ce qui fait la différence ?

Si une personne vit un événement traumatique, qu’elle est reconnue en tant que victime, soignée en tant que telle, si justice lui est faite, si sa famille et ses proches la soutiennent, elle aura plus de chance de ne pas a avoir à porter un traumatisme pendant longtemps.

De même, si une personne vit une agression sexuelle, mais qu’elle réussit à attaquer son agresseur, à s’enfuir, elle aura plus de chance de ne pas en être profondément traumatisée. Oui, il y aura, bien entendu, des séquelles de cet événement, mais rien de très profond, car elle aurait pu agir, se défendre ou fuir.

Ce sont les ressources que la personne porte et l’environnement dans lequel elle vit qui vont faire la différence dans la résolution de son traumatisme.

C’est pour cela que souvent les victimes d’incestes ou de violences sexuelles dans leur enfance, peuvent porter pendant de longues années les séquelles de ce qu’elles ont vécu. Car on ne peut s’attendre qu’un enfant ait suffisamment de ressources pour se défendre ou fuir de son agresseur (surtout quand c’est un membre de la famille ou un proche). Et souvent aussi malheureusement, l’environnement de ces enfants n’est pas du tout soutenu. La propre famille va vivre dans un déni des violences sexuelles, voire reporter la faute à la victime. Suite à cela, la victime peut aussi être dans le déni de son vécu ou bien se faire du mal suite à une énorme culpabilité qui lui imposait par sa famille. 

Afin de mieux comprendre les traumas, ils ont été classifiés en types, du plus simple au plus complexe.

Les traumas de type I

Les traumas de type I sont ceux qui résultent d’événements sur lesquels l’homme n’a aucun contrôle. Il s’agira des accidents, des inondations par exemple, etc. Les traumatismes qui découlent de ce type d’événements sont moins lourds de conséquences. Il est plus simple d’en guérir.

Les traumas de type II

Les traumas de type II résultent essentiellement d’actions causées par les hommes. Ils sont plus graves que ceux du trauma I et demandent beaucoup plus d’effort pour arriver à une guérison.
Il faut toutefois rappeler que certains événements traumatiques peuvent ne pas conduire à un traumatisme. Tout dépend de la personne qui les subit.

Les traumas de type IIi

Il existe aussi les traumas de types III qui désignent des événements multiples, envahissants et violents qui sont présents durant une longue période de temps. Ici, on retrouve les vétérans des guerres, les enfants et les femmes victimes de maltraitance physique, émotionnelle et psychique, mais aussi d’agressions sexuelles. Ce type de trauma amène à vivre des troubles de stress post-traumatiques complexes.

Le cas des troubles de stress post-traumatique

Conséquence la plus évidente et la plus connue du trauma, le trouble post-traumatique se manifeste de façon très différente selon qu’il s’agisse d’un enfant, d’un adulte ou d’un adolescent. Il est donc recommandé d’apporter un soutien particulier à chaque cas de figure.

Les séquelles des traumas s’expriment différemment en fonction de la victime, de son âge, mais aussi du temps écoulé suite à l’événement traumatique.

Une personne victime d’un traumatisme de type III ira sûrement développer un stress post-traumatique complexe, car il y aura beaucoup de symptômes différents. S’ils sont isolés, il n’y a pas beaucoup de sens, ce qui va certainement difficulté le travail de guérison. Mais s’ils sont tous perçus ensemble, il est plus facile de comprendre qu’il y a un vécu traumatique et alors, d’aller plus en profondeur dans la thérapie.

« De nombreuses victimes de traumatisme se sont résignées à leurs symptômes. Elles n’essaient même pas de trouver une voie qui les ramènerait à une vie normale et saine. Le déni et l’amnésie jouaient une tôle important dans le maintien de cet état de résignation. »  De Peter Levine, dans Réveiller le Tigre.

La dépression sévère

La dépression touche un nombre incroyable de personnes. Cette conséquence de trauma est aussi silencieuse que dévastatrice. Le dépressif ou la dépressive dans ce cas perd de l’intérêt pour toutes choses qui jadis lui faisaient plaisir. Entre sommeil et pensée suicidaire, il ou elle ne se retrouve très souvent plus.

Mais il y a aussi les angoisses, les anxiétés, l’anorexie, la boulimie, l’obésité morbide et tout plein d’autres manifestations du trauma.

Les étapes de la résolution

Je pense qu’il existe plusieurs étapes pour se reconstruire et pour résoudre un trauma. Elles sont pour moi toutes complémentaires et efficaces, car elles vont chacune apporter des pépites pour se reconstruire et se libérer d’un traumatisme.

La première est la thérapie qui va aider à pouvoir poser des mots, accepter le vécu, trouver des ressources à l’intérieur de soi. La thérapie va aussi permettre à la victime d’être entendue, reconnue et soutenue de manière bienveillante.

La deuxième sera souvent de trouver des outils que l’on peut apprendre pour vivre un quotidien plus équilibré. Des techniques comme le yoga, la respiration consciente, la méditation de pleine conscience vont aider à construire des habitudes au quotidien afin que celui-ci soit plus agréable à vivre.

Une troisième étape (qui peut aussi être la première) est celle qui nous mène vers des outils avec une précision de laser comme l’EMDR ou la Somatic Experience. Ces deux techniques n’ont plus à faire leurs preuves en termes de résolution de traumas. Il y a suffisamment d’études et de personnes pour en témoigner, et j’en fais partie.

Une dernière manière est d’aller vers tout ce qui va amener l’épanouissement. Le trauma est résolu, le corps s’en est libéré.

Maintenant, il est l’heure de construire une nouvelle vie. Les techniques apprises peuvent être utilisées au quotidien. Le coaching peut permettre de définir des objectifs basés sur les désirs profonds de la personne qui construit une vie unique et épanouie. Une formation peut aussi ouvrir la porte à plus d’épanouissement en apprenant de nouvelles techniques à intégrer dans son quotidien.

Quels sont les moyens mis en œuvre pour mettre fin à un trauma ?

Ils existent des procédés divers pour soigner un trauma et retrouver un équilibre raisonnable dans son quotidien.

La thérapie

Cliniquement, la thérapie a fait ses preuves. Son utilisation devient indispensable quand le traumatisme a été subi sur une trop longue période. Le thérapeute vient en soutien au malade et l’aide à examiner les problèmes non résolus. Beaucoup de mérite revient cependant au patient qui s’autorise à confier ses insécurités à une personne sûre. Au bout du rouleau, ce n’est pas seulement de la guérison qu’il aura acquise, mais la faculté d’avoir confiance en soi et en les autres, chose qui est loin d’être évidente.

La thérapie EMDR

L’Eye Movement Desensitization and Reprocessing (EMDR) est une forme de psychothérapie qui amène les patients à se souvenir des expériences difficiles passées dans un environnement sain et sécuritaire. C’est une intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires.  

La désensibilisation et la reprogrammation par des mouvements oculaires relient les souvenirs passés au présent tout en veillant à ce qu’ils ne causent plus de peine. Pendant la thérapie EMDR lorsque le thérapeute active les souvenirs, le patient doit faire un effort pour bouger très rapidement ses yeux en suivant le doigt du thérapeute. L’EMDR va selon moi permettre de désamorcer les flashs et images du vécu, ce qui permet de se sentir plus apaisé. e.

La thérapie Somatic Experience

C’est selon moi LA plus efficace en termes de résolution des conséquences d’un traumatisme. Cette thérapie est reconnue dans le monde entier. Elle fut développée par Peter Levine. Je recommande vivement de lire son livre : « Réveiller le tigre » qui explique les mécanismes des traumas et qui offre une nouvelle perspective.

La Somatic Experience va permettre à la personne de libérer de son corps l’énergie du trauma, de manière douce. Ainsi à son rythme, la personne retrouve goût à la vie.

La pratique de la respiration consciente

La respiration dite consciente est une alliée pour retrouver une vie apaisée, équilibrée, voire même épanouie. J’entends par respiration consciente, l’attention sur sa respiration, puis de la diriger afin qu’elle devienne de plus en plus ample et profonde. Ce qui permet d’arriver à une respiration dite abdominale, qui va solliciter le diaphragme et créer plus d’ampleur respiratoire. 

Souvent les victimes de traumas ont une respiration coupée, c’est-à-dire beaucoup plus courte et plus rapide qui sera très proche de la respiration qu’elles avaient au moment de l’événement traumatique. La respiration en quelque sorte aide à débloquer le diaphragme de l’empreinte du trauma.

Un autre avantage de la respiration est qu’elle permet de réguler le système nerveux parasympathique qui n’a probablement pas eu la possibilité de se réguler depuis le trauma. La respiration m’a permis de me sentir en sécurité dans mon corps.

Le Yoga

Le Yoga est une expression du corps. Très souvent, nous réprimons dans notre corps des événements marquants. À travers la pratique du Yoga, l’individu s’autorise à accepter et laisser aller les choses qui ne lui faisaient pas de bien. Le Yoga favorise le calme et amène l’individu à ne plus côtoyer la dépression et l’anxiété.

À travers la pratique du Yoga, l’individu s’autorise à accepter et laisser aller les choses qui ne lui faisaient pas de bien.

La pratique de la méditation pleine conscience

La méditation n’est plus une pratique à présenter. Elle fait office de star depuis de longues années et sa cote de popularité est loin de baisser. La pratique de cette méditation réduit le stress et augmente considérablement la matière grise des parties du cerveau qui ont subi un choc. La méditation de pleine conscience a fait ses preuves en permettant aux adultes ayant souffert de stress post-traumatique de réduire considérablement leur degré d’anxiété et de dépression. Ce qui est magique avec la méditation de pleine conscience est qu’en plus d’être simple à apprendre, elle permet de revenir à l’instant présent et de se concentrer sur ce qui est ressenti à chaque instant.

Il est fondamental que tu saches qu’il n’est pas nécessaire de revivre encore et encore ton trauma pour le résoudre. Il est bon d’en parler, mais ce n’est pas fondamental pour ta guérison. Je vois encore et encore des personnes victimes de traumas, essayer de s’en sortir en revivant leur trauma, ce qui les re-traumatise au final.

Le comportement de la personne et sa résolution à s’en sortir sont plus déterminants que tout autre chose dans la guérison d’un traumatisme. Loin de se sentir mal et d’avoir honte, la personne qui souffre de trauma doit s’accepter. Ce n’est que de cette façon qu’il pourra s’en sortir. Il lui faut faire appel à toutes les forces en lui enfouies afin de briser les liens.

« Pour pouvoir s’aimer, il faut accepter tout son vécu, car c’est lui qui nous a forgé ».

Comparable aux douze travaux d’Hercule, la guérison d’un trauma nécessite un travail intérieur digne d’un entraînement de superhéros. Ce n’est pas le chemin le plus facile et je ne le souhaite à personne, mais oh quelle joie de pouvoir un jour, laisser son trauma derrière soi !

Ne réussis pas qui peut, mais qui s’en donne les moyens. Le comportement de la personne et son état d’esprit sont donc très déterminants pour sa guérison. Il est fondamental que tu veuilles résoudre ton trauma, mais aussi que tu aies confiance que tu vas y arriver.

« Cette règle sociale qui nous pousse tous à nous comporter en “superman” porte en réalité préjudice tant à l’individu qu’à la société concernée. Quand nous voulons continuer notre vie sans tenir compte de la nécessité de transformer nos expériences traumatiques, notre apparente solidité n’est qu’un leurre : les effets du traumatisme s’amplifient, se consolident, se chronicisent et les réponses inachevées, figées dans notre système nerveux, deviennent des bombes à retardement qui un jour se déclencheront. Tant que les humains n’utiliseront pas les outils appropriés et le soutien nécessaire pour désamorcer ces bombes, ils continueront à s’effondrer de manière inexplicable. Le véritable héroïsme consiste à reconnaître ses traumatismes et non à les supprimer ou les dénier. » De Peter Levine, dans Réveiller le tigre.

Ceux et celles qui me connaissent, savent à quel point, je n’ai pas lâché, à quel point j’ai lutté pour m’en sortir, portée par une force qui au fond de moi, me soufflait qu’un jour je serais heureuse ! Et quelle joie de pouvoir vivre ce jour, finalement !

Peu importe les modalités que tu choisis pour guérir de ton trauma, sache que tes sentiments d’insécurité, de honte, de perte, de culpabilité, etc. sont ressentis par de nombreuses personnes. Tu n’es pas seul. e.

Si tu es victime d’un trauma et que tu es encore vivante ou vivant,  BRAVO ! Prends le temps de voir à quel point, tu es forte ou fort ! Oui, tu es d’une grande force, car tu as survécu ! Ne sous-estime pas cette force en toi.

« Le sentiment de triomphe et d’héroïsme révèle presque à coup sûr la conclusion heureuse de la renégociation du traumatisme. » De Peter Levine, dans Réveiller le tigre.

Je ne suis pas spéciale, si j’y suis arrivée, je suis sûre et j’ai confiance que toi aussi, tu peux y arriver.

Découvre dans la vidéo ci-dessous, des explications sur la conséquence de la comparaison que les victimes de traumas ont tendance à faire et qui leur fait du mal. Mais aussi, je te partage un peu plus sur les événements traumatiques.

As-tu aimé cet article ? Fais-le moi savoir en commentaires. 

Découvre un cours offert intitulé la Prêtresse de l’Amour. Dans ce cours, tu vas trouver des techniques douces qui ont comme but de t’aider à te libérer de ton trauma.

Ressens-tu l’appel d’aller plus loin avec moi ? Je te recommande la formation Accompagnante du Féminin, dans laquelle tu vas me retrouver chaque semaine, mais aussi tout ce que j’ai appris pour construire une nouvelle vie et aujourd’hui pouvoir accompagner d’autres personnes. 

Je t’embrasse,

Jessica. 

4 réponses

  1. Cela m’intéresse énormément chère Jessica, je viens de lire cet article qui me touche au plus profond de moi-même….je suis en larmes, mais pleurer c’est guérir….donc j’accueille, j’accepte, et je libère cette émotion….je souhaiterais vous écrire un email afin de vous faire part de mon histoire, j’ai compris beaucoup de choses à travers cet article, alors que je travaillais sur moi depuis de très longues années….j’ai survecue comme vous dites. Merci à vvous.Soyez bénie. Le hasard n’existe pas….vous êtes hors du commun sublime Jessica. Gratitude infinie.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *