Démystifier le féminin sacré

On entend, de plus en plus, de bien belles histoires sur le féminin sacré, des histoires issues des contes et légendes.

Dans cet article, j’ai envie de démystifier le concept du féminin sacré véhiculé de nos jours, à travers de magnifiques histoires féériques, mais qui ne reflètent absolument pas la réalité.

Aujourd’hui, de nombreuses femmes s’intéressent et s’initient au féminin sacré comme une voie de guérison, de transformation.

C’est pourquoi il me paraît primordial d’éclaircir certains points.

En effet, il est important que tu ne t’identifies pas à des chimères sur cette voie et que tu restes consciente de ton chemin.

Démystifier le féminin sacré : courrions-nous réellement nues dans les bois, en nourrissant la terre de notre sang menstruel ?

Bien souvent, les histoires qui circulent sur internet ou dans les livres sur le féminin sacré sont de magnifiques contes.

Les femmes dansaient, ensemble, et célébraient leur sang menstruel, le laissant couler librement sans crainte ni honte.

On te décrit un magnifique rituel, pendant lequel les femmes nourrissaient la terre de leur sang.

Quel magnifique monde!

Mais restons réalistes, il n’existe aucune preuve de ces pratiques de femmes sacrées dans l’histoire de l’humanité.

Sincèrement, si nous avions réellement vécu de la sorte, penses-tu que nous en serions là où nous en sommes aujourd’hui ? 

Démystifier le féminin sacré : cette belle déesse ronde, icône de la femme sacrée, serait une poupée !

Tu as sûrement déjà vu ce beau symbole qu’est la déesse ronde, la déesse de Vénus, qui représente aujourd’hui le féminin sacré.

Ce serait beau de vénérer cette déesse ronde.

Beau, que les hommes et les femmes vénèrent une femme aux formes amples, symbolisant la fécondité, l’abondance, au lieu d’exploiter leurs corps dans les publicités afin de vendre à peu près n’importe quoi !

Savais-tu qu’il n’y a, historiquement, aucune preuve que cette statuette est une déesse ?

Au contraire, on la retrouve, en réalité, à côté des tombeaux des enfants.

Elle est donc considérée comme une poupée et non pas comme une représentation sacrée par les historiens, sinon elle serait retrouvée dans les lieux de cultes de l’époque.

Démystifier le féminin sacré : les cercles de femmes et les tentes rouges.

On parle aussi de ces femmes qui avaient toutes leurs menstrues en même temps et se réunissaient pour prendre soin les unes des autres.

Oui, dans certaines tribus africaines, cela existe.

Mais encore une fois, je suis sceptique.

J’ai du mal à croire que les femmes, de toutes les cultures, se réunissaient pour prendre soin d’elles, et laissaient les hommes seuls à s’occuper des repas, des enfants, en plus de leurs propres tâches.

Là, non plus, aucune preuve de faits historiques ne corrobore cette belle histoire.
Pourtant la médecine des cercles existe bel et bien.

L’origine de cette médecine doit son existence à la roue de médecine dans la tradition amérindienne.
Elle est une représentation de la vie qui accompagne le processus d’évolution de ceux et celles qui y participent.

Démystifier le féminin sacré : rappelle-toi que le conte est, lui aussi, une voie initiatique. 

Pourtant, je te comprends, car il est bon d’y croire, de croire en ce monde merveilleux.

Ne t’y trompe pas, j’ai beaucoup de gratitude pour cette culture qui permet aux femmes, comme elle me l’a permis, de retrouver la beauté en elles.

Comme, l’écrit Clarissa Pinkola Estes, dans son livre, « Femmes qui courent avec les loups. » : « Les histoires sont des remèdes, des médecines » pour soigner et nourrir l’âme.

En étant consciente de cela, en choisissant de suivre ta voie de transformation, tu choisis, aussi, d’œuvrer dans ce monde en lui offrant ta beauté intérieure, ton amour, ta bienveillance.

Et peut-être que nous pouvons rêver qu’un jour, nous serons suffisamment nombreux.ses pour créer ce monde merveilleux.

Les contes sont des vaisseaux qui nous transportent vers de nouveaux paysages, les personnages des contes inspirent en nous de nouveaux comportements et attitudes.

Nous pouvons nous identifier à eux, aux situations et à travers l’histoire du héros, de l’héroïne, découvrir de nouvelles ressources en nous, de nouvelles compréhensions de nos comportements, de nos réactions.

Les contes nous offrent cette impulsion vers notre évolution, notre épanouissement, c’est cela qui fait des histoires, des remèdes.  

Le féminin sacré : une porte pour les femmes qui souhaitent guérir et transformer leur vie.

Le féminin sacré est, avant tout, une porte pour nous guérir, transformer ce qui nous empêche d’atteindre nos objectifs, de réaliser nos rêves, de vivre la vie que l’on souhaite.

Aujourd’hui, beaucoup de femmes sont déconnectées de leurs cycles, de leurs corps, de leur sexualité et ne se sentent pas bien.

Malgré l’engouement pour le féminin sacré, peu de femmes ont conscience de l’impact que cette déconnexion a sur leurs vies quotidiennes et la réalisation de leurs épanouissements.

Le féminin sacré va permettre à la femme de développer sa capacité à s’assumer pleinement, de découvrir ses forces et ses faiblesses, d’intégrer ses parts d’ombre et de lumière, de prendre conscience de ses potentiels.

Ainsi, elle peut s’épanouir, libre et responsable de ses choix.

Pour autant, sache que le féminin sacré n’est pas qu’une histoire de femmes, mais cela, c’est le sujet d’un autre article que tu retrouves sur mon blog.

Le féminin sacré : pour une réelle transformation, garde les pieds sur terre !

Je rencontre, souvent, des femmes qui m’expliquent qu’elles ont appris bien des concepts sur le féminin sacré, qu’elles se sont initiées par de nombreux stages, etc..

Et pourtant, quand, je leur pose la question de savoir ce qu’elles ont pu transformer de manière mesurable dans leurs vies, peu d’entre elles peuvent me répondre en citant des faits.

Si tu souhaites réellement transformer un mécanisme, un schéma, un cycle destructeur dans ta vie, dans ton quotidien, la première chose à faire est de garder les pieds sur terre.

La dimension du féminin sacré est reliée à la spiritualité, qui elle-même, est associée, pour bon nombre d’entre nous, à l’invisible.

Tu peux aborder la spiritualité sous différents angles.

À mes yeux, elle est, surtout, une façon de nous autoriser à ressentir et percevoir tout ce qui nous entoure d’une manière plus intense.

Elle nous permet de créer le lien entre l’intérieur et l’extérieur, de nous élever en tant qu’être dans cette vie et dans ce monde matériel, dissocier les deux n’aurait pas de sens.

Si tu veux en savoir davantage sur ce sujet, découvre cet article : « Spiritualité, les pieds sur terre. ».

C’est de cette façon que j’aborde la spiritualité, dans la formation Accompagnante du féminin, que j’ai mise au point.

Dans cette formation, tu apprends à allier matérialité et spiritualité pour une transformation concrète dans ton quotidien.

C’est cette approche, que je souhaite transmettre aux futures accompagnantes, car elle est pour moi la plus efficace.

As-tu aimé cet article ?

Fais le moi savoir en commentaire.

Et si tu connais d’autres belles histoires, comme celles dont je parle ici, partage-les moi.

J’adore découvrir ces pépites.

Je t’embrasse, Jessica.

4 réponses

  1. Merci Jessica.
    J aime le fait que tu reviennes toujours les pieds bien sur terre.
    Je sais que par exemple en Jamaica les femmes sont interdites de maison lors de leurs règles mais je suis pas sûr que ce soit pour qu elles s occupent d elle, c est bien plus car le sang des menstruel est considérer comme sale malheureusement…..
    J ai aussi entendu une Legendre sur une île des Canaries qui disait qu a l époque à la pleine lune les femmes et les hommes se retrouvaient dans des grottes sombres et faisaient l amour ensemble, afin de procéder sans que l in sache qui était véritablement les pères afin qu il n y ait pas de possession…..
    Il y a beaucoup de légende, aussi sur le île de Bali les femmes sont interdites de temples lors des menstrues car elles sont habitees d une force…. ils voient cela comme le diable ….
    Les femmes lors de menstrues font aussi tourner certains bains de métaux…..
    Bon perso lorsque j étais enceinte toutes mes sauces tournaient c était incroyable alors que je suis la reine de sauce …… 😂
    Il y a tellement de légende……le fait de revenir sur terre est aussi très beau 🌞

  2. Bonjour Karen,

    Je te remercie pour ton partage.
    J’apprécie également que Jessica nous ramène toujours à la réalité, à ce qui est tangible pour des choix et des transformations en conscience.
    J’adore toutes ces pépites sur l’histoire et les légendes.
    Comme tu l’explique pour Bali, je sais que dans les temples bouddhistes, les femmes sont interdites lors de leurs menstrues car c’est impure, ceci est une réalité et cela nous montre bien la différence entre ce que l’on lit et ce qui est.

    Magnifique ton expérience avec les sauces ! Je suis curieuse, as-tu testé de les refaire après ton accouchement?

    S’inspirer des contes et de leurs archétypes pour avancer sur notre cheminement, c’est ce que développe Clarissa Pinkola Estes, tout en faisant la part des choses et en prenant ce qui est juste et bon pour nous.

    Personnellement, j’aime me dire que toutes ces belles histoires m’inspirent un rêve, celui que nous sommes en train de créer un monde où la femme a le droit d’être telle qu’elle est, dans toute sa beauté, avec son coeur, son ventre et son sang, le seul sang sur terre qui coule sans être le fruit de la violence.

    Je t’embrasse,

    Pour Jessica,
    Lau.

  3. Bonjour Jessica et à toutes les belles personnes ici,

    Je ne te l’ai encore jamais dit Jessica (par flemme ? ou à cause de la pensée “mais qu’en a-t-elle à faire, de mon avis ?” 😅) mais j’aime tes articles avec les pieds sur terre. Ne jamais tout voir tout blanc ou tout noir, c’est ce qui manque dans la sphère de la spiritualité New Age de nos jours, je trouve… Alors merci 🙏

    Et puis je rebondis sur la légende que les femmes ne doivent pas cuisiner ou approcher les bières, laits, etc. pendant leurs menstrues. Il se trouve que, à cause des flux hormonaux, les femmes sont plus rapidement fatiguées/inattentives, ce qui augmente les erreurs et autres gaffes. Du coup, on a étendu cela au fait qu’elles ne doivent plus rien approcher pendant leurs menstrues.
    Mais de là à ce que les hommes prennent en charge les repas et les enfants… quand je vois ce qu’il en a été pendant longtemps (et encore aujourd’hui), ça m’étonnerait ! 😂 Mais pourquoi pas ? Merci à Anita Diamant et son livre “Tente rouge” pour cette jolie mystification. Dommage que les lectrices oublient de lire la partie off de la fin du livre où l’auteur explique qu’elle a beaucoup imaginé les pratiques quotidiennes du temps de Jacob et ses femmes parce que rien n’est dit dans la Bible…

    Belle journée à toutes.s ✨

    1. Bonjour Véronique,

      Je te remercie pour ton retour et sache que ton avis est très important pour moi.

      J’adore la façon dont tu expliques le lien entre menstrues et “cuisine”!
      Nous sommes tellement “programmé.es” à l’information directe et à la rapidité de celle-ci, que de moins en moins de personnes prennent le temps de lire, de chercher ce qu’il y a derrière la phrase ou la “vérité”qu’on leur propose.
      Ce qui me parait néfaste aujourd’hui, car de nombreuses femmes, comme je l’écris, cherchent à s’identifier ou à (re)construire leur identité sur des concepts, au final, abstraits et en conflit, d’une certaine manière, avec la réalité.

      Merci pour l’honneur que tu me fais de me lire.
      Je t’embrasse,
      Pour Jessica,
      Lau.

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