Le pardon, une étape essentielle ?

Cela fait déjà quelques semaines que cette thématique du pardon travaille en moi et devient de plus en plus clair.

Et je me réjouis de pouvoir te partager ce cheminement qui est en moi depuis, un an, 2 ans, je pourrais te dire une vie, en réalité.

Cela fait 10 ans que je suis sur le chemin avec le développement personnel, et cela fait 10 ans que j’entends qu’il faut que je pardonne mes parents.

Qu’il faut que je les pardonne pour moi, car cela me fera du bien, qu’il faut que je les pardonne pour moi, qu’en les pardonnant, ma vie sera meilleure, etc., etc..

ET bien évidemment qu’en entendant cela, au début de mon cheminement, j’ai fait ce que l’on me disait.

Je pardonnais…

Je me souviens d’exercices où l’on me disait : « Vas-y ! Pardonne ! »

Je me souviens de constellations familiales avec mon père en face de moi, dont celle-ci, notamment, pendant laquelle il fallait que je lui pardonne.

Je me vois encore lui hurler ce pardon, j’avais envie de le frapper, même de le tuer, tout, sauf de le pardonner.

Et pourtant, j’essayais de le pardonner puisque c’est que l’on me disait de faire.

C’est ce que je devais faire pour vivre mieux.
Évidemment, c’était bien mon but, alors, j’essayais autant que je pouvais de m’exécuter.

Le développement personnel est une voie qui nous sert à nous apporter de l’amour, à accueillir et reconnaître l’ensemble de notre être, ombre et lumière, quelle que soit notre histoire.

Malheureusement, bien souvent, les mythes du développement personnel 
et ces phrases toutes faites sont inadaptés et peuvent nous plonger dans la culpabilité.

En réalité, au plus je me forçais à les pardonner de la sorte, au plus je me faisais de mal, au plus j’étais en train de me trahir.

Et de trahir l’enfant qui était en moi, l’enfant qui avait été blessée.

Ensuite, après cela, j’ai commencé à reprendre mon pouvoir.

Le pardon : pardonner, gage d’une meilleure vie ?

Pour reprendre mon pouvoir, je devais écouter ce qu’il se passait en moi et je ne pouvais pas accepter le pardon.

C’était un grand NON !

Je ne pouvais pas pardonner, il n’y avait pas à pardonner ces actes.
Pourquoi devais-je pardonner des gens qui m’ont fait du mal ?

Avec le temps, j’ai progressivement pu comprendre, voir leurs histoires.

Aujourd’hui, je peux voir la souffrance sans pour autant justifier leurs actes.

Je peux comprendre la souffrance qui les a amenés à me faire souffrir à mon tour.

Donc, j’ai pu faire ce travail, mais en arrêtant de vouloir à tout prix me forcer à pardonner.

Et puis, j’ai construit ma vie, j’ai fait mon chemin, j’ai développé mes projets, j’ai construit la famille de mes rêves.
Aujourd’hui, je vis, le plus possible en accord, avec qui je suis, mes valeurs, mes aspirations.

Chaque jour, le mystère de mes rêves se dévoile et me rend de plus en plus épanouie, de plus en plus alignée, de plus en plus en accord avec moi-même.

Je ne vais pas te mentir, ce n’est pas tous les jours aussi rose que cela !

Bien sûr qu’il y a des moments où c’est compliqué, ces jours-là existent encore.

La différence est que je sais identifier et comprendre que je suis dans mon tourbillon, qu’à cet endroit, il y a quelque chose qui ne va pas et que je dois m’en occuper, m’occuper de moi.

Et cela ne prend plus autant de place dans ma vie.

Avant, mes problèmes étaient tellement grands que je ne voyais aucune beauté.

Le pardon : on ne le choisit pas, il vient à nous.

Donc, tout doucement, le pardon est arrivé et très récemment, j’ai pardonné ma mère.

Ce n’est pas quelque chose que j’ai fait en une journée.
Ce n’est pas quelque chose que j’ai décidé ou que j’ai dit consciemment.

Non, c’est juste venu à moi.
C’est venu par la compréhension de sa vie, par l’empathie de sa souffrance, de la compassion avec sa souffrance, son vécu et ses ressources.

Et aussi, de ma propre constatation : je suis bien, aujourd’hui, dans ma vie.

De cette réflexion : en quelque sorte, si j’en suis arrivée là, maintenant, c’est peut-être parce que j’ai vécu ce que j’ai vécu.

Je reste dans l’hypothèse, car, finalement, personne ne peut savoir qui il/elle serait si il/elle n’avait pas vécu son histoire telle qu’elle l’a été.

Je ne sais pas qui je serais, ce que je ferais ni où j’en serais dans ma vie.
Mais je sais que le fait d’avoir vécu ce que j’ai vécu m’a amené ici, aujourd’hui.

Et j’ai beaucoup de gratitude pour cela, je me sens vraiment épanouie d’avoir pu transformer cette souffrance en quelque chose de beaucoup plus beau, de plus noble.

Pardonner, ce n’est pas quelque chose que j’ai décidé, c’est juste venu.

Un jour, je me suis demandé : « qu’est-ce qu’est le plus important pour moi ? »

C’était le jour de l’anniversaire de ma mère.
Et toute la journée, je ruminais.

À certains moments, je ne voulais pas l’appeler et à d’autres, je sentais que je devais le faire.
J’ai pris un instant pour me suis posée et j’ai choisis de l’appeler.
Oui, elle m’a fait souffrir, mais aujourd’hui je ne souffre plus de cela.

Alors, c’est ce que j’ai fait et pour la première fois, ma mère a pleuré !

Je t’avoue que je l’avais déjà fait pleuré bon nombre de fois toutes ces années en la confrontant avec mon vécu et tous mes bagages !

Mais, là, pour la première fois, elle était émue de cet acte.
Émue que je l’appelle avec mon fils, son petit-fils, et que nous lui chantions « Joyeux anniversaire » !

Et le pardon est venu.

Le pardon : le plus important, c’est toi !

Ce que j’ai envie de te transmettre ici, c’est que tu n’as pas à pardonner les gens qui t ’on fait souffrir, qui t’ont blessé, qui t ’on fait du mal.

Tu n’as pas à faire ce choix.
Tu n’as pas à te forcer à pardonner pour être heureuse.

Fais ton chemin, construis ta vie pour qu’elle te rende heureuse et épanouie.
Choisis-toi et deviens cette femme que tu rêves d’être

Oui, ton histoire est peut-être difficile et empreinte de blessures, mais rappelle-toi qu’une expérience traumatique n’est pas une fatalité, il est possible d’en sortir.

Ce n’est pas une tare !
Tu as le pouvoir de choisir d’en faire, à l’image du conte, la quête réussie qui fait de toi la superhéroïne ou le superhéros de cette histoire !

Découvre ICI l’article que j’ai écrit à ce sujet.

Le plus important pour toi, maintenant, est de prendre soin de toi, de répondre toi-même à tes propres besoins pour te permettre de créer ta vie épanouie.

En développant ta conscience sur ce qui t’est nécessaire pour atteindre l’harmonie dans ta vie, tu décideras peut-être de te diriger vers un ou une professionnel. elle.

Choisis soigneusement ce qui te correspond, que ce soit une thérapie, un coaching, un accompagnement, dirige-toi vers une personne qui a réellement les capacités de te soutenir sur ce chemin.

Et si un jour le pardon doit venir, il viendra.
Il viendra, peut-être, petit à petit, pas à pas ou, un jour, il sonnera tout simplement à ta porte et à cet instant-là, tu sentiras que tu auras réellement pardonné.

Tu le sentiras, bien plus que dans ta tête, dans ton cœur, dans ton corps, dans ta vie !

Parce que pardonner à ses parents ou à ses agresseurs, quelque part, c’est récupérer une part de nous, c’est s’intégrer.

Et cela on est capable de le faire quand on voit que ce qu’on a vécu à fait de nous quelqu’un d’autre, aujourd’hui, et que ce quelqu’un d’autre, on l’aime.

Le pardon : protège-toi des dérives du développement personnel.

C’est pour cela qu’il ne faut pas faire ce choix, ou se forcer à essayer de pardonner.

À chaque fois que l’on va te dire qu’il faut que tu pardonnes, qu’il faut que ceci ou cela pour une vie meilleure.

Laisse tomber.

Cela ne sert à rien, juste à te faire du mal, à te dire que c’est toi la coupable, toi qui ne sais pas pardonner la personne qui t’a fait du mal donc tu n’es pas suffisamment spirituelle ou suffisamment alignée, connectée !

C’est ce que l’on nomme la culpabilité spirituelle ! 

Non, non, non !

Ce n’est pas du tout cela.

Le pardon, c’est autre chose que cela, il vient de lui-même quand tu vois qui tu es devenue et que tu aimes la vie que tu vis.

Pourquoi puis-je te partager de tout ceci aussi ouvertement ?

Parce que j’en suis intimement convaincue grâce à mon parcours personnel que tu peux lire ICI

As-tu aimé cet article ?

Fais-le-moi savoir en commentaire.

Je t’embrasse,

Jessica

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